Pour ceux qui ne sont pas lecteurs du Sud Ouest ou peut être absents le 7 juillet, je vous invite à lire l’article paru dans le Sud Ouest daté du 7 juillet. Il faut réagir avant qu’il ne soit trop tard.
PESSAC, BRIVAZAC-CANDAU. Un city stade en projet au bois des Roses. Porté par le comité de quartier, il inquiète des amoureux des arbres
Petit stade au bois
L’appel d’offres a été lancé par la mairie. Un city stade sera installé dans le bois des Roses. Les travaux de terrassement devraient commencer vers la fin de l’année. Il prendra place dans la verdure de ce petit bois à quelques dizaines de mètres des 120 logements des Bengalines, un programme réalisé il y a une quinzaine d’années par Aquitanis et composé de maisons et de bâtiments, soit 120 logements.
Déjà détaillé en mai lors d’une réunion du quartier Brivazac-Candau, le projet a de nouveau été présenté aux riverains il y a quelques jours lors de la fête du quartier. Tout a commencé à l’été 2008. « Une pétition des enfants, réalisée avec l’aide de certains parents, a recueilli 76 signatures dans le secteur des Bengalines », rappelle Jean-Paul Messé, président du comité de quartier. Exposé au maire, le projet a reçu un accueil favorable. Le comité de quartier, les enfants et Pessac animation y ont planché ensemble.
« On l’a appris par la bande »
La première tranche, telle qu’elle a été présentée en mai, comprendra un city stade (foot, tennis, basket, volley) de 12 mètres sur 25 entouré d’un grillage de près de 1,40 mètre de haut. Une perspective qui, depuis quelques semaines, inquiète des habitants des résidences les plus proches, habitués au calme du bois et à sa fraîcheur estivale. « On l’a appris par la bande, il y a un vrai manque d’information », regrette l’un d’eux.
Ces résidents, habitués du bois des Roses, mécontents d’y trouver régulièrement des détritus, d’entendre des rodéos de scooters la nuit, de voir que la barrière ceinturant la mare a été cassée, redoutent les effets de cette nouvelle installation. D’autant plus qu’elle se traduira par l’abattage de deux à cinq arbres ; un espace dégagé existant au fond du bois aurait été moins destructeur pour l’environnement. Le collectif d’opposants a recueilli 24 signatures pour la défense du bois des Roses. Il a saisi les élus Verts.
La mairie (qui affirme n’avoir reçu aucun courrier du collectif) et le comité de quartier se montrent surpris. « J’entends leur opposition, dit Jean-Paul Messé, mais personne ne nous a contactés et on n’a pas négligé le problème des nuisances. » Il indique que si trois vieux aulnes seront coupés, dix nouveaux arbres seront plantés « et les gens choisiront les essences et le lieu d’implantation ». Une nouvelle lisse entourera la mare. Toujours ouvert à la discussion, le président du comité de quartier estime que le projet est « un gain » à envisager « en termes d’avenir ».
Auteur : Michel Monteil
m.monteil@sudouest.com